UN LIEU DE RÉCITS
Fonds familial André Grandclément
Fonds des Archives départementales d’Orléans
Fonds des Archives départementales d’Orléans
Fonds des Archives départementales d’Orléans
Construites en 1947, les Tanneries portent encore aujourd’hui les traces de leur activité d’origine. La grande halle, ses volumes imposants, ses matériaux et ses structures témoignent d’un passé industriel qui continue d’agir sur la perception du lieu. Loin d’être un simple décor, cette architecture constitue une matière vivante avec laquelle les artistes travaillent, composent et expérimentent.
Ici, les œuvres ne s’ajoutent pas au lieu : elles s’y élaborent. Les artistes investissent les espaces, s’appuient sur leurs contraintes, leurs strates et leurs mémoires pour produire des formes en dialogue direct avec l’histoire du site. Les Tanneries deviennent ainsi un espace de fabrication où le passé industriel et la création contemporaine se répondent en continu.
Cette mémoire, encore visible dans les murs comme dans les volumes, nourrit également d’autres formes de récit. À l’initiative de Yann K, un projet d’écriture s’est développé autour des Tanneries et de leur histoire. Ce travail prend la forme d’une double écriture : d’une part, un récit de fiction – un roman situé à l’époque industrielle et inspiré de l’univers des tanneries – ; d’autre part, une recherche historique fondée sur un travail en archives, des rencontres et des témoignages, permettant de documenter et de conceptualiser l’ensemble.
Labellisées d’intérêt national, Les Tanneries portent également une responsabilité particulière de documentation et de transmission. À travers les œuvres, les recherches, les archives et les témoignages, le lieu veille à conserver la mémoire de ce qui s’y passe aujourd’hui comme de ce qui s’y est déroulé hier, afin que l’histoire du site continue de s’écrire, de se partager et de rester accessible.
Car l’histoire des Tanneries ne se limite pas aux archives institutionnelles. Elle circule aussi dans les images privées, les souvenirs familiaux et les traces conservées. C’est à partir de ces fragments, souvent discrets mais essentiels, que la mémoire du lieu peut continuer de s’enrichir et de se transmettre.
Dans cette perspective, chaque témoignage ou document devient une pièce précieuse pour compléter et nuancer le récit : avez-vous entendu parler de cette tannerie, ou de son fondateur, André Grandclément ? Vous possédez des photographies familiales, prises peut-être dans les ateliers au milieu des machines et des peaux, des cartes postales, des archives, des articles de presse ou tout autre document conservé de manière intime ? Vous connaissez peut-être une personne ayant travaillé sur le site entre 1940 et 1970 ?
Ces éléments, même fragmentaires, comptent. Ils prolongent l’histoire du lieu autant qu’ils la documentent et participent à la construction d’une mémoire collective toujours en cours.
Les personnes disposant de tels documents ou témoignages sont invitées à les partager avec le centre d’art contemporain Les Tanneries à l’adresse suivante : memoires.tanneries@amilly45.fr